La nuit des labyrinthes
( 1 )
de David Calvo
aux éditions J’ai lu ,
collection Fantastique
Genre : Fantasy

Auteurs : David Calvo
Couverture : Arnaud Cremet
Date de parution : mai 2004 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Lou, y es-tu ?

Depuis Délius une chanson d’été, le premier tome de la trilogie consacrée au duo Lacejambe-Fenby (paru pour la première fois chez Mnémos en 1997), David Calvo mène sa carrière d’écrivain et scénariste sans couac (mais avec beaucoup de kwak). Wonderful lui a valu le prix Julia Verlanger en 2002. Avec Jean-Paul Krassinsky au dessin, il a livré les deux premiers tomes de Kaarib, une étonnante BD de piraterie. Aux éditions Carabas, les deux compères ont inauguré en avril 2004 une nouvelle BD : AK. Les héros de l’histoire sont incarnés par des peluches dont le chef se retrouve juché sur un rouleau de papier toilette, pour vous donner une idée d’une ambiance plutôt inédite, Le génie des Alpes mâtiné de Muppets Show et plus encore.

What da woïd ? Fe fi fo fum Fa fo fu fa


C’est la belle nuit de Noël mais à Marseille l’ambiance est plus tropicale que pastorale. Dans une serre emplie d’essences exotiques, Ours-Antoine un richissime agonisant met le botaniste Bertrand Lacejambe au défi de lui ramener un bouquet de marinas. La disparition de l’espèce la plus répandue de la flore phocéenne n’est que la première des perturbations : Lacejambe et son fidèle secrétaire Fenby qui se prend pour une fleur vont ainsi affronter des lampions carnivores et retrouvent leur appartement dévasté. Alors que les francs-maçons inquiets des émeutes dans l’arrière-pays songent à évacuer la ville, la soupe au pistou en conserve s’anime et la mer se couvre de sang. Certains croient à la fin du monde et si ce n’était qu’une redite d’une terrible journée trente et quelques années plus tôt…

VII Le plus court chemin mène toujours aux crocodiles

Une voix qui prend de plus en plus de place au fil du récit et dont je tairais l’identité par respect du suspense glisse à la page 84 sept " conseils pour s’orienter dans l’espace ou le texte "…Je vous rapporte le dernier pour éviter de vous livrer en pâture aux terribles crocos mangeurs d’hommes (à l’occasion demandez au Capitaine Crochet ce qu’il en pense). Dans le récit de David Calvo, rien ne sert de courir, il faut lire dans les coins, humer les digressions, saisir au vol les allusions, repérer les apparitions. L’univers dans lequel il nous entraîne est pire que composite tour à tour baroque, holmésien, absurde, pop, littéraire, aventurier, ésotérique, historique et il y déploie une intrigue dense dont on sort à regret. En attendant impatiemment le dernier tome de la trilogie, je vais me replonger dans celui-ci pour emprunter d’autres branches du labyrinthe, en trouver le cœur car la créature qui y est enfermée, vu l’imagination de son créateur, doit avoir une sacrée allure !

Nathalie Ruas

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