Zen City
de Grégoire Hervier
aux éditions Au diable vauvert
Genre : Anticipation
Sous-genres :
  • Thriller

Auteurs : Grégoire Hervier
Couverture : Olivier Fontvieille
Date de parution : janvier 2009 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 364

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Quand l’utopie technologique vire au cauchemar

Le thème des cités utopiques dépasse largement la science-fiction, genre qui lui a permis de s’exprimer (Ile d’Aldous Huxley, Une Utopie Moderne de H. G. Wells, La Nuit des temps de Barjavel...) mais en dehors duquel il existe aussi bien (La Possibilité d’une île de Houellebecq, Candide de Voltaire, Le jeu des perles de verre de Hermann Hesse, etc.)
C’est dans cette tradition que s’inscrit Grégoire Hervier avec son roman Zen City qui décrit la vie dans une utopie technologique. Né en 1977, Hervier est l’auteur de deux romans au Diable Vauvert. : Scream Test en 2006 et Zen City en 2009.

A Zen City

Zen City est le lieu d’expérimentation de Global Life©, un cadre d’emploi innovant, qui s’étend à tous les domaines de la vie privée. « La vie clés en main » dit la publicité. Bien-être, consommation, apparence, goûts personnels... rien n’échappe à Global Life© et à ses conseillers omniprésents. Zen City, le roman, est le journal de Domnique Dubois, cadre moyen, homme moyen, recruté par cette boîte de rêve pour des raisons qu’il s’explique mal.

Un roman e-pistolaire


Le journal de Domnique Dubois est d’abord un journal en ligne. Un blog ordinaire dans lequel un homme sans histoire livre son quotidien sans intérêt. C’est à travers ce blog qui singe, sans même avoir besoin d’exagérer, le fonctionnement pathétique de certains blogs (commentaires inutiles, conseils creux, amitié de réseau, etc.) que l’on suit ses non-aventures, son licenciement et le début de sa nouvelle vie, secrets compris.
Le procédé n’est pas nouveau. Il est convenablement maîtrisé dans ce cas précis.
Autre artifice d’écriture : des commentaires d’analystes viennent jalonner les billets de Monsieur Dubois. Exégèse a postériori du récit d’un survivant. Là encore, on s’y laisse prendre, sans réticences.

Le Futur, dans deux minutes.


Le futur décrit par Grégoire Hervier est, aujourd’hui, techniquement abordable. Nous sommes, avec Zen City, à la limite de l’anticipation proche et du thriller technologique. On y retrouve des traits déjà bien affirmés de notre société de consommation, d’obsession sécuritaire et de contrôle accru des habitudes des individus. Actuel, drôle, bien mené, Zen City est un livre sympathique.

Ketty Steward

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1 Message

  • Zen City 12 novembre 2010 20:02, par gowitt

    Pour plagier Pierre Desproges : Houellebecq n’écrit pas que des conneries, il en dit. C’est avec une délectation sans nom que j’ai entendu le foutriquet s’exprimer sur les ondes de France Inter après la réception de son prix Goncourt. Tout participe à rendre écœurant ce personnage, véritable héros d’une époque régressive sans espoir. Incarnation héroïque d’une intelligentsia au service d’une pensée diarrhéique, aux concepts approximatifs et à la sensibilité désuète, Houellebecq s’exprime avec la même médiocrité que son écriture. « Plateforme » restera sans doute le point d’orgue de l’indigence littéraire en même temps que l’annonce d’un temps que nous avons découvert avec consternation : l’ère de la postmodernité dont le héraut restera Sarkozy. Il aime, ainsi que les médias qui lui servent de thuriféraires, se présenter comme « écrivain maudit ». Quelle affabulation, quelle prétention peut nourrir l’ego boursoufflé de cet écrivain ectoplasmique ? Quelle comparaison possible avec un Jean Genet, un Céline, un Sade voire un Drieu La Rochelle ou un Karl Kraus ? Ses productions écrites, plutôt que littéraires, sont truffées d’emphases redondantes et de dissonances stylistiques. Houellebecq use d’un abus forcené d’antépositions et s’octroie une tolérance coupable de verbes faibles. Son utilisation outrancière de verbes imprécis entraine des facilités conjonctives ; illustration de la carence intellectuelle du prosateur. La ritournelle des groupes ternaires, ajoutée à la cacophonie de qui/que/quand provoquent un état nauséeux à la limite du recours à l’utilisation du cortège pharmaceutique. Epargnons au lecteur averti le déchiffrage de son style monotone nous parvenant dans les bruits du monde comme un souffle glacé à travers la porte entrouverte du néant qu’il n’aurait jamais du quitter. Outre ce dénuement stylistique, l’inspiration de Houellebecq fleure bon le transit intestinal. …Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types, sur la solitude des loosers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, comme l’aurait fait un Christian Laborde, l’auteur de "Plateforme" ne cesse de décrire des accouplements fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates et misérables… Houellebecq est un iconoclaste de salon qui n’a de talent que l’odeur de la merde dans laquelle il trempe son pieu pour écrire ses histoires nombrilistes de pauvre type sans moral ni morale. Panégyriste du tourisme et des relations sexuels avec des enfants, ce fantôme du talent a cru que l’étalage de la turpitude forgée sur son âme crasseuse lui apporterait la légitimité. Bien lui en a pris. La légion des crétins bêlants a crié au génie. Les journalistes en quête de sensationnel ont encensé ce qu’ils ont vu être une bonne aubaine littéraire. L’ambiance dominante veut qu’on soit pour ou contre Houellebecq. C’est un faux choix, Houellebecq est inexistant. Peut-on raisonnablement être pour ou contre le vide ? Le couronnement du cuistre lui est donc venu d’une institution respectable et respectée par le gotha mondain : « le Goncourt ». Il aura fallu « 1 minute et 29 secondes » pour le départager de ses concurrents à l’assaut du prix dont les ventes prolifiques décerneront au vainqueur le titre envié d’écrivain à succès. Houellebecq est donc devenu celui-ci, adulé des imbéciles dont le QI est comparable à celui d’un protozoaire. Ecrivain titré d’un système de prêt à penser, Houellebecq sera la mauvaise conscience à bon prix du bobo qui s’encanaillera à dire « vous avez lu le dernier Houellebecq ? Ravageur n’est-ce pas ? ». Houellebecq n’aura que traîner dans la merde des âmes boueuses en mal de transgression ; dont la sienne. Désabusé, mais calculateur, il a séduit, et c’est bien sur ce pouvoir de séduction qu’il serait souhaitable de s’interroger. Quel aura été l’influence hégémonique des maisons d’éditions dans l’attribution de ce hochet lucratif ? Contre l’avis général, il faudrait mettre fin à la production du pédant, c’est l’autre face de la tolérance. Un jour il faudra se battre pour l’interdiction du droit à la production de galimatias littéraire, comme jadis pour l’abolition de toute censure. L’ombre a précédé la production de Houellebecq, et elle le suivra. Houellebecq a été mort avant d’être vivant, et heureusement il retombera dans l’oubli. Chaque citoyen devrait pouvoir se réclamer d’un droit naturel à l’intelligence et donc, dans le pire des cas, revendiquer une allocation de soutien à la bêtise. En ce qui concerne le secours à Houellebecq, les preuves ne devraient pas être difficiles à réunir et participer à l’enrichissement de chacun. Nous savons tous que ce qui est exceptionnel mérite à peine de vivre, ce qui est banal ne mérite pas de mourir, M. Houellebecq est si banal qu’il ne mérite même pas de s’appeler Michel. A propos, je n’aime pas Houellebecq.

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